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Ne laissez pas les étés à venir vous surprendre : face aux épisodes de chaleur de plus en plus fréquents, le confort d'été ne s'improvise plus. Installer des solutions d'urgence le jour d'une canicule est rarement stratégique. Le confort d'été repose sur une stratégie globale et durable, combinant protection solaire, isolation adaptée, ventilation et végétalisation. Transformez votre logement en véritable havre de fraîcheur pour l'été.

1. Limiter les rayons solaires

Mieux vaut empêcher la chaleur d'entrer que de chercher à l'extraire ensuite. L'installation de protections solaires sur les baies vitrées orientées sud, est et ouest est donc prioritaire, notamment lorsque la façade n'est pas protégée par l'ombre d'un bâtiment voisin ou d'arbres matures.

Il existe plusieurs types de protections solaires (volets, stores, brise-soleil qui doivent impérativement être installés à l'extérieur des parois pour éviter l'effet de serre dans la pièce. 

Le choix du système dépend de vos critères : la possibilité de motorisation pour le confort, l'apport lumineux naturel, le respect de l'intimité, etc.

Attention, les protections solaires nécessitent souvent une déclaration préalable en mairie et ne sont pas toujours autorisées, particulièrement dans les secteurs protégés.

Dans l'attente ou en cas d'impossibilité administrative, des solutions alternatives de dernier recours ont fait leurs preuves lors des récentes canicules : recouvrir l'extérieur des fenêtres avec du blanc de Meudon ou installer des couvertures de survie permet de bloquer les rayons solaires efficacement et rapidement.

2. Isoler stratégiquement son logement

Choisir d’isoler ses murs ou sa toiture peut constituer une barrière importante supplémentaire face aux apports de chaleur extérieurs, à condition de choisir des isolants offrant un fort déphasage thermique.

Le déphasage correspond au temps nécessaire à la chaleur pour traverser un matériau. La fibre de bois, par exemple, présente un déphasage moyen de 12 heures, ce qui permet de retarder considérablement l'entrée de la chaleur à l'intérieur du logement. À l'inverse, le polystyrène, bien qu'isolant, ne déphase que de 5 heures et peut devenir contre-productif en été s'il est mal dimensionné.

L'idéal reste l'isolation par l'extérieur (ITE). Elle permet non seulement de supprimer les ponts thermiques, mais surtout de conserver l'inertie thermique des murs. Ainsi, des murs à forte inertie se réchaufferont et se refroidiront lentement face aux variations de températures extérieures.

3. Aérer et ventiler intelligemment

La chaleur stockée dans les murs doit être évacuée. En journée, lorsque la température extérieure est supérieure à celle de l'intérieur du logement, il est recommandé de fermer les fenêtres et les protections solaires. À l'inverse, il convient d'attendre que la température extérieure redescende en dessous de la température intérieure pour ouvrir les fenêtres et créer des courants d'air. Cette méthode, appelée « surventilation nocturne », permet d'évacuer la chaleur accumulée et de rafraîchir le logement.

En complément, lorsque c’est possible, l'installation d'un brasseur d'air (ventilateur de plafond) est une solution très efficace. Ces appareils, peu énergivores et économiques, créent un mouvement d'air constant qui améliore le confort thermique ressenti de manière significative, jusqu'à -4°C, sans refroidir l'air lui-même. 

4. Végétaliser pour rafraîchir son environnement

Le confort d'été ne se limite pas à l'intérieur du logement. La végétalisation du bâtiment et de son environnement joue un rôle majeur dans la régulation thermique. Installer des plantes directement sur les façades ou sur la toiture, permet de rafraîchir le bâtiment grâce à l'évapotranspiration des végétaux et à l'ombrage qu'ils procurent. Au-delà du confort individuel, cette action favorise la biodiversité et participe à une meilleure gestion des eaux pluviales.

Plus généralement, la végétalisation des bâtiments et des parcelles imperméabilisées qui les entourent, s'inscrit dans une stratégie urbaine globale pour lutter contre les îlots de chaleur urbains (ICU). En remplaçant les surfaces minérales par des espaces verts, on contribue à un rafraîchissement durable des espaces publics et à une baisse globale de la température en milieu urbain.

5. La climatisation : une solution de dernier recours

Ce n'est qu'après avoir mis en œuvre les quatre étapes précédentes, ou lorsqu'aucune autre solution ne permet d'assurer un confort satisfaisant, que l'installation d'une climatisation peut être envisagée. Elle doit toutefois venir en complément des autres mesures de protection contre la chaleur, notamment les protections solaires évoquées plus haut dans cet article.

Pour limiter l'impact énergétique et environnemental de la climatisation, il est recommandé de :

  • Régler la température à 26 °C minimum ;
  • Veiller à une régulation adaptée de l'équipement ;
  • Éteindre la climatisation lorsque la pièce est inoccupée.

Enfin, certains systèmes de climatisation, notamment ceux équipés d'un module extérieur, peuvent être soumis à une déclaration préalable en mairie. Il est donc conseillé de se renseigner auprès de sa commune avant toute installation.

Store banne dans une copropriété à Saint-Mandé (94). © Agence Parisienne du Climat
Limiter les rayons solaires - Store banne dans une copropriété à Saint-Mandé (94). © Agence Parisienne du Climat
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